La pollution diminue jusqu’à 10% lorsqu’on travaille à domicile

Ce n’est pas moi qui le dis, mais une étude récente effectuée dans la région de Barcelone en Espagne.

Dans son ensemble, l’étude menée durant l’année 2021 conclut que le travail à domicile pourrait réduire considérablement la pollution par le dioxyde d’azote (NO2). Celui-ci a pour source principale le trafic routier et pourrait être réduit significativement si le travail à domicile (télétravail) était généralisé :

  • De 4% avec la mise en place de deux jours de télétravail dans la semaine
  • De 8% avec la mise en place de trois jours de télétravail dans la semaine
  • De 10% avec la mise en place de quatre jours de télétravail dans la semaine

Regardons ensemble quelques détails sur cette étude menée pendant la période de confinement provoquée par la pandémie Covid-19.

Le télétravail réduirait de façon significative la pollution créée par le trafic routier

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais les résultats de cette étude ne m’étonnent qu’à moitié.

Néanmoins, ils méritent d’être soulignés ne serait-ce pour soulever les consciences des usagers de la route comme celles des professionnels.

Pour commencer, il faut savoir que le dioxyde d’azote est émis principalement par les moteurs thermiques des véhicules et du chauffage urbain. Il fait partie des polluants atmosphériques qui sont reconnus comme cancérigènes par le CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer).

La pollution diminue de 10% lorsqu'on travaille à domicile

Il est donc tout à fait normal et légitime de publier cette étude afin d’afficher les résultats positifs liés au télétravail lui-même.

Une étude menée pendant l’un des confinements

Les limitations de la circulation pendant la COVID-19 et imposées par les différents États européens ont obligé de nombreuses personnes à travailler à domicile, notamment sous la forme du télétravail. L’Espagne n’a pas échappé à ces restrictions.

On ne pouvait donc pas trouver meilleur moment pour faire une étude sur les conséquences en matière de baisse de la pollution atmosphérique. En l’occurrence, celle générée par les véhicules routiers.

L’étude ayant été faite sur Barcelone et ses alentours, on peut raisonnablement extrapoler ses résultats et considérer cette baisse de pollution comme un test pilote à grande échelle. Ceci dans le but de déterminer le potentiel d’amélioration de la qualité de l’air urbain par le télétravail.

Des résultats sans équivoques

Si l’on regarde de près les résultats restitués par les scientifiques à l’origine de l’étude, il apparait clairement que les concentrations moyennes de NO2 (dioxyde d’azote) sont réduites de 4, 8 et 10% lorsque le télétravail est intensifié respectivement de 2, 3 et 4 jours par semaine.

Cette façon de travailler à distance, généralement depuis chez soi, contribue donc efficacement à la réduction de la pollution atmosphérique urbaine à long terme. Et même des pics de pollution à court terme.

Moins de véhicules sur la route = amélioration de la qualité de l’air en ville.

Dépasser les 10% en termes de diminution de la pollution

Les chercheurs espagnols ont même conclu qu’il serait possible de réduire les émissions du trafic routier jusqu’à 25%.

Comment me direz-vous ? En instaurant selon eux un « confinement léger » avec une réduction de 45 % des véhicules privés utilisés pour les déplacements professionnels. Pas simple à mettre en place tout ça !

Ce scénario serait atteint avec une semaine de travail à distance de quatre jours et une réduction de 15 % des autres déplacements liés au travail.

Ainsi, selon la chercheuse et auteure principale de l’étude, Alba Badia, « l’application de ce scénario pourrait être viable et réaliste en période de forte pollution, car elle repose simplement sur la généralisation du télétravail et la réduction d’autres déplacements et achats liés au travail ».

Une étude motivée par les nombreux décès liés à la pollution

Cette étude n’a pas été faite au hasard. L’exemple le plus significatif est le nombre impressionnant de décès prématurés par an (1 300 pour être précis) dus à la pollution à Barcelone.

Les taux de particules polluantes, dans cette ville réputée pour son art et son architecture, dépassent largement les recommandations de L’Organisation mondiale de la santé. Ils sont considérés comme très nocifs pour la santé humaine.

Cette pollution est notamment due au trafic routier. C’est pour cela que la mairie vise à réduire celle-ci en créant des zones de basses émissions.


Référence de l’étude : ICTA-UAB (Institut de Ciència i Tecnologia AmbientalsInstitut des sciences et technologies de l’environnement.

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